11 octobre 2009
L’Action Souverainiste présente son bilan de réflexion pour tenter de répondre à cette question.
Avant tout chose je tiens à exprimer toute ma reconnaissance envers les collaborateurs et particulièrement à dire un gros merci à tous ceux qui continuent, d’une façon ou d’une autre, d’appuyer et de supporter l’Action Souverainiste.
Avec le choc de la crise financière et économique des dernières années, un choc qui a été senti partout sur la planète, force est d’admettre, que le climat politique qui s’est installé au Québec n’a pas été très propice aux discussions sur la vision de l’avenir du Québec.
C’est compréhensible. Nous l’avons bien senti lors de nos rencontres d’orientation. Quand les gens sont inquiets de leur avenir à court terme, une inquiétude que nos gouvernements n’ont pas su apaiser, ce n’est pas le temps de les interpeller pour entreprendre de grandes réflexions et encore moins pour leur demander de poser des gestes « révolutionnaires ».
Toutes les formations politiques, tant sur la scène fédérale que sur la scène provinciale, ont souffert d’une forme ou d’une autre de stagnation en attendant de voir si [et quand] on allait s’en sortir. Nous avons fait une pause nous aussi. Le moment n’étant vraiment pas propice à l’action.
Ne soyons cependant pas pessimistes. Bien que le gouvernement du Québec accepte d’aller en déficit, selon les spécialistes, les indicateurs laissent croire que le pire est derrière nous et que nous allons bientôt sortir de la crise. Il y a, en quelque sorte, de la lumière au bout du tunnel.
Le bilan des forums et des consultations de la dernière année montrent bien que les grandes questions auxquelles le Québec doit fait face demeurent.
En effet, malgré les efforts faits par le gouvernement fédéral pour libérer un espace fiscal au bénéfice des provinces, et malgré son ouverture envers le Québec, le Québec sous la gouvernance d’un parti sans ambition pour le Québec (une gestion de dépanneur du coin) n’a pas avancé d’un centimètre.
Pourquoi? C’est cliché! Poser la question c’est y répondre.
À court d’idées, et surtout préoccupés par leur quête du pouvoir … nos vieilles formations politiques (PLQ et PQ) ont été [et sont encore] incapables de réinventer le Québec du 21e siècle.
Avec encore 4 ans de gouvernance libérale [déficitaire et sans réel leadership], dans quelle condition sera le Québec? Vous avez raison d’être inquiets.
Le débat sur l’incapacité du Canada d’honorer ses engagements face au protocole de Kyoto, les pertes de l’armée canadienne en Afghanistan, le tollé sur les coupures effectuées par le gouvernement fédéral dans certains programmes culturels, le tumulte des scandales et de la crise économique de 2008-2009, l’élection américaine de Barack Obama, tous ces dossiers ont été au cœur des préoccupations médiatiques de sorte que les revendications du Québec en matière d’équilibre fiscal et de reconnaissance identitaire auront été reléguées aux oubliettes.
Nos problèmes ne sont donc pas réglés, c’est clair, et c'est même pire.
Le déséquilibre fiscal n’a pas été réglé et avec l’accroissement de sa dette, le Québec est encore plus faible et de plus en plus dépendant des largesses d’Ottawa.
La nation québécoise [reconnue] n’est pas plus forte, bien au contraire. Toute l’attention s’est tournée sur la crise économique, pas un seul geste concret n’a été fait dans le sens de la reconnaissance de la nation québécoise afin de rendre le Québec plus autonome et en contrôle de sa destinée.
La situation démographique du Québec ne s’est pas améliorée de façon significative. Le mini baby-boom 2007-2008 n’est pas suffisant pour assurer la survie de la nation québécoise. Le Québec dépend encore et de plus en plus de son immigration, une immigration qui, même si bienvenue, lui fait perdre sa spécificité et garantit lentement mais sûrement l’assimilation des Québécois au « melting pot » canadien.
L’endettement du Québec devient alarmant.
Y a-t-il quelqu’un qui pense encore à l’avenir du Québec? Oui! Nous tous à l’Action Souverainiste!
Malgré la morosité du climat politique, vous êtes confiant dans la résilience du Québec et vous montrez une grande créativité en apportant des solutions et, reprise économique aidant, vous vous sentez prêts à relancer le débat sur les orientations [solutions et priorités] que l’Action Souverainiste devra mettre de l’avant.
Voici donc les grands thèmes qui ressortent du bilan des forums et des consultations de la dernière année, des idées pour alimenter nos prochains débats en vue de bonifier la plate-forme politique de l’Action Souverainiste :
L’Éducation
La qualité de nos enseignants
Investir pour en faire des vecteurs de réussite
Travailler sur la reconnaissance et sur l'imputabilité des enseignants face à la réussite accadémique
Un virage énergétique – un Québec plus vert
Miser sur notre capacité hydro-électrique
Devenir autonome et un chef de file mondial en matière de :
L’automobile électrique en milieu urbain (formule « communauto » ou libre-service)
Les transports en commun électriques
Occuper [développer] notre territoire
Cultiver nos forêts
Nouveau « Génie du bois »
Nouveau « Génie agroalimentaire » en pays nordique
Gérer la décroissance et la déconcentration
Politiques et stratégies gouvernementales
Aller au delà des centres d’appel
Encourager le travail à distance
Occuper notre territoire
L’endettement collectif pour soutenir des infrastructures vétustes [money pit]
Nouveau « Génie de l’urbanisme »
L’accueil et l’intégration des immigrants
La dette du Québec
Autres pistes de réflexion :
Se mobiliser, devenir plus visible et se faire entendre
La Constitution du Québec :
Peaufiner la notion d’identité québécoise
Préciser [encadrer] les accommodements religieux
Mieux articuler la position de l’Action Souverainiste en matière de « question nationale »